Premières lignes #3

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Je vous retrouve aujourd’hui pour un nouveau rendez-vous littéraire initié par Ma Lecturothèque : « Premières lignes ».

Le principe est simple : chaque semaine, je prends un livre pour vous en citer les premières lignes. Je vais adapter quelque peu les règles, puisque je vous réaliserai ce rendez-vous chaque début de mois (ouai chaque semaine, ça fait un peu trop pour moi #filleoverbookée).

Comme j’ai un peu zappé de le faire au mois de juin, je me rattrape aujourd’hui en vous faisant découvrir le premier tome de Jeu de Patience de Jennifer L. Armentrout, une saga que j’ai littéralement dévorée.

« Deux choses dans la vie flanquaient une trouille bleue à mon petit cœur d’artichaut. La première était de me réveiller en pleine nuit pour me retrouver nez à nez avec un fantôme translucide flottant au-dessus de moi. Certes peu probable, mais foutrement terrifiant. La seconde était d’arriver en retard dans une salle de classe bondée.
Je haïssais être à la bourre.
Je détestais voir les autres se retourner pour me lancer des regards mauvais, ce qui se produisait immanquablement quand on rentrait une minute après le début du cours.
C’était précisément pour cette raison que j’avais passé une partie de mon week-end sur Google Maps à estimer la distance entre mon appartement sur University Heights et le parking réservé aux étudiants habitant hors du campus. J’avais même fait deux fois l’aller-retour le dimanche pour m’assurer que Google ne me tendait pas un piège.
1,9 km exactement.
Cinq minutes en voiture.
J’étais donc partie avec un quart d’heure d’avance, afin de bénéficier de dix minutes de battement avant mon cours de 9 h 10.
Je n’avais en revanche pas anticipé la queue d’un kilomètre au stop – il ne fallait surtout pas installer de feu dans cette ville classée –, ni le fait qu’il ne resterait pas une seule place sur le campus. Je dus donc laisser ma voiture sur le parking de la gare
jouxtant la fac et perdre un temps précieux à glisser mes pièces dans l’horodateur.
Si tu tiens vraiment à traverser la moitié du pays, trouve-toi au moins une place dans une résidence universitaire. Ils doivent bien en avoir, non ?
La voix de ma mère me harcelait encore quand je me présentai devant le bâtiment des sciences Robert Byrd, le souffle court d’avoir gravi à grandes enjambées la côte la plus raide et la moins bien située du continent.
Bien sûr, j’avais soigneusement évité les résidences étudiantes, car je savais pertinemment que mes parents finiraient par débarquer à l’improviste et n’hésiteraient pas à tout juger et commenter, et que je souffrirais moins de me prendre un coup de pied dans la tête que d’infliger ça à un spectateur innocent. Pour éviter ce massacre, j’avais préféré puiser dans mes réserves durement obtenues pour m’offrir un deux-pièces voisin du campus.
Ça n’avait pas du tout plu à M. et Mme Morgansten.
Ce qui m’avait d’ailleurs intensément réjouie.
Je commençais cependant à regretter mon petit acte de rébellion car, lorsque je quittai la chaleur moite de cette matinée du mois d’août pour m’enfoncer dans le bâtiment de brique climatisé, il était déjà 9 h 11. Mon cours d’astronomie avait lieu à l’étage. Mais qu’est-ce qui avait bien pu me pousser à prendre astronomie ?
Peut-être le simple fait d’avoir la nausée rien qu’à m’imaginer subir un nouveau programme de biologie ? Ouais, ça devait être ça.
Je gravis deux à deux les marches du large escalier, franchis à la volée une porte à double battant et rentrai dans… un mur.
Je chancelai vers l’arrière, battant des bras tel un agent de circulation sous acide. Ma besace surchargée glissa de mon épaule, me faisant basculer de côté. Mes cheveux me tombèrent devant le visage et un voile auburn obscurcit ma vision tandis que je vacillais dangereusement.
Oh, mon Dieu, j’allais me casser la gueule. Je ne pouvais plus rien y faire. Des visions de nuques brisées tournoyèrent dans ma tête. C’était la lose…
Quelque chose de dur et vigoureux s’enroula autour de ma taille, arrêtant ma chute libre. Mon sac tomba par terre, et mes bouquins et stylos hors de prix se répandirent sur le sol lustré. Mes stylos ! Mes magnifiques stylos roulèrent dans tous les sens. Une seconde plus tard, je me retrouvai plaquée contre le mur.
Le mur était étrangement chaud.
Le mur gloussa.
Ouh là, s’exclama une voix grave. Ça va, mon ange ?
« 

 

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