Premières lignes | Red Rising de Pierce Brown

Hello Stranger, comment vas-tu ? Bienvenue sur un nouvel épisode de Premières Lignes ! Aujourd’hui je te fais découvrir le premier roman de la saga Red Rising de Pierce Brown. Pour ton bien, je te souhaite de l’avoir déjà lu parce que franchement, c’est une des meilleures sagas de tous les temps ! Je me suis laissée tenter par sa relecture ces dernières semaines et c’était un pur bonheur !

« J’aurais voulu vivre en paix. Mes ennemis m’ont jeté dans la guerre.
Je regarde mille deux cents de leurs enfants, les meilleurs et les plus forts d’entre eux. Ils écoutant le discours d’un Or sans coeur qui se dresse, tel un aigle, entre les piliers de marbre. Ils écourtant le monstre qui a fait naître cette rage qui me dévore le coeur.
– Non, les hommes ne naissent pas égaux. Les faibles cherchent à vous tromper. Ils prétendent qu’ils devraient hériter de la Terre. Ils prétendent que le devoir des forts est de les défendre. Voilà le Noble Mensonge de la Démokratie. Voilà le cancer qui ronge l’humanité.
Ses yeux transpercent ses disciples, un par un.
– Nous sommes les Ors. Nous sommes le couronnement de plusieurs siècles d’évolution. Nous sommes nés pour dominer et diriger le troupeau des Couleurs inférieures. C’est votre héritage et votre responsabilité…
Il se tait quelques instants.
– Mais ce pouvoir a un prix. Il doit être mérité. Conquis. La puissance, la suprématie, les empires se gagnent par le sang. Vous n’êtes encore rien et ne méritez rien. Vous êtes des enfants, vierges de toute cicatrice. Vous ne connaissez pas la douleur. Vous ignorez les sacrifices qu’ont endurés vos ancêtres. Mais bientôt, vous saurez. Bientôt, nous vous enseignerons pourquoi les Ors doivent régner. Et je vous promets que parmi vous, seuls ceux qui se montreront dignes de ce pouvoir survivront.
Sauf que je ne suis pas un Or.
Je suis un Rouge.
Je fais partie de ceux qu’il juge faibles. De ceux qu’il juge stupides, soumis, inférieurs. Je n’ai pas grandi dans un palais. Je n’ai jamais chevauché à travers des prairies luxuriantes, jamais goûté de langues de colibri. Non. J’ai été forgé dans les entrailles de ce monde cruel. Trempé dans la haine. Affûté par l’amour.
Il a tort.
Parmi eux, pas un seul ne survivra. »

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